Accessoires utilisés en magie


Les accessoires indispensables sont

Mais aussi trois petites boîtes rentrant l'une dans l'autre, avec faveurs pour les attaches. Une petite boite (boîte à poudre) contenant du sable ou de la grenaille de plomb, assez lourde pour maintenir le fourreau de parapluie sur le guéridon.

Un tour pour tout le monde


Lorsque le tour est monté sur une scène organisée, comportant des consoles de côté, c'est par une trappe que l’opérateur laisse tomber la montre, quand il feint de placer le fourreau sur la console (avant de le placer sur le guéridon). De l'autre côté, la carafe au vin est une fausse carafe, semblable au verre trompeur, traversée de part en part par un tube et placée sur une trappe (Fig. 2). Dans ce cas, il n'y a pas change de mouchoir.

C'est le vrai qui est introduit dans le tube avec une baguette et qui, traversant la carafe, tombe dans les mains du servant de coulisse. Celui-ci, également avec une baguette, substitue par en-dessous, dans le tube de la carafe, un faux mouchoir trempé de vin. Le liquide rouge, contenu entre le tube et la carafe, masque l'opération.


Quand on opère sans consoles, c'est sur deux tables ordinaires placées à droite et à gauche, contre le décor, que se font ces deux opérations. Dans ce cas, cela nécessite le change de mouchoir au gilet que nous avons signalé. C’est en appelant le servant en coulisse (au moment du bruit de vaisselle cassée) que l'artiste, sortant de scène une demi-seconde, laisse tomber le vrai mouchoir, conservé sous son gilet, entre les mains de l'aide de coulisse. Quant à la montre, en faisant la feinte, il la laisse tomber dans une petite boîte capitonnée, dissimulée sur la table de droite, derrière quelque objet, et c'est le servant qui, faisant semblant de ranger, emporte la montre en coulisse, en même temps qu'un autre accessoire (inutile), ce qui passe inaperçu.


Le servant en coulisse repasse rapidement le mouchoir, le plie, le met dans la petite boîte intérieure, place la montre sur le mouchoir, attache cette boîte avec une faveur formant rosette et introduit cette boîte dans les deux autres, également entourées de faveurs. Puis il met le tout dans le guéridon truqué que le servant apporte en scène à l'une de ses sorties. La trappe du guéridon simplifié (Fig. 7) comporte un petit trou, entre ses volets, par lequel on laisse passer une boucle de faveur, bien aplatie sur le guéridon et qui servira à saisir les trois petites boîtes à travers la grande sans fond.

Quand on peut disposer de deux autres guéridons, on ouvre la première grande boite sur le premier (à droite des spectateurs), la deuxième sur un autre, au milieu, et la troisième sur le guéridon truqué (à gauche), en ayant soin en transportant la boîte du deuxième au troisième guéridon, de la pencher en avant pour ne pas laisser voir le dessous sans fond.
Les trois petites boites sont ouvertes dans la salle, près des spectateurs. Si on ne dispose que du guéridon truqué, le servant enlève successivement les boîtes, au fur et à mesure de leur ouverture, pendant que l'artiste tient encore en mains la boîte qu'il vient de sortir.

C'est amusant de voir ce tour fait


Au Théâtre, nous disposions d'un guéridon fort bien compris (Fig. 4), il se chargeait en scène, à travers le décor du fond en glissant les boîtes dans l'intérieur par une trappe, le derrière de la frange étant mobile pour les laisser passer et une pédale faisait, au moment voulu, monter les trois petites boîtes dans la boîte sans fond, de façon à ce qu'elles viennent affleurer en haut, lors de l'ouverture de cette boîte. Avec le guéridon simplifié, la faveur qu'il faut saisir pour soulever ces petites boîtes oblige à plonger la main au fond de la boîte sans fond, ce qui pourrait donner l'éveil. Aussi faut-il faire cet enlevage rapidement, sans laisser sa main longtemps dans la boîte et ce léger défaut passe inaperçu. Bien entendu, il faut, en coulisse, une petite planche à repasser et un deuxième fer (qu'on fait chauffer d'avance) de façon


A ne pas perdre une minute lors du repassage et dès la fermeture des petites boîtes. Le guéridon doit être apporté en scène au moment du coup de feu, car tous les spectateurs se retournent à ce moment pour regarder les boîtes suspendues sur lesquelles on vise, et ne s'aperçoivent pas de l'apport du guéridon.

Pour le fourreau de parapluie, tout le monde le connaît. C'est un étui en étoffe noire, (la même largeur dans toute sa longueur, qui est de 6o à 65 centimètres, fermé en rond en bas et comportant une petite pochette en haut, où on dépose la montre A côté de cette pochette, une rondelle de plomb ou un faux boîtier, c'est lui qui remplace la montre et glisse jusqu'en bas. La dernière des petites boîtes doit être de grandeur juste pour contenir le mouchoir plié et repassé et la montre dessus. Donc, elle est très plate. Les deux autres, dans lesquelles elle est enfermée, aussi justes que possible pour rentrer l'une dans l'autre, de façon que la boîte extérieure ait le moins d'épaisseur possible, afin que les franges du guéridon ne soient pas trop hautes elles-mêmes, pour dissimuler le coffre qui les contient.
J'ai dû m'étendre assez longuement. Mais, en prestidigitation, aucun détail n'est négligeable pour la bonne exécution d'un tour.